Des vickings à l'Ile de France

L'histoire du patronyme Bosc-Bierne date des années 20. En fait, mon grand-père est né en 1898, soit un an avant le mariage de ses parents. Il a pris le nom de sa mère BIERNE ( dont l'origine proviendrait de BJORN, nom wiking et qui avec le temps, s'est transformé en Bierne.) qu'il a fait précéder du nom de son père : BOSC.

Il est resté Bierne, jusqu'en 1920 et, en souvenir de son père, il a la même année acheté son nom : Roger Bosc-Bierne.

L'histoire de la menthe poivre à Milly la forêt

La menthe poivrée de Milly c'est l'histoire de plusieurs familles dont les Bosc Bierne. Elles illustrent bien la détermination à marier les plantes médicinales à l'activité humaine.

"Doit-on faire remonter les liens qui unissent MILLY-LA- FORET et les plantes médicinales au XIIIè siècle ? C’est très probable. En effet, une maladredrie, construite à l’époque, est vouée à Saint-Blaise, médecin réputé pour ses soins par les simples. Aujourd’hui, seule subsiste de cet édifice la célèbre chapelle décorée par les fresques de Jean Cocteau, qui témoignent de l’importance des plantes dans l’histoire de la région.
Des textes remontant à la Révolution de 1789 font référence à la cueillette des plantes médicinales dans la région de Milly. L’existence des cultures est en outre une certitude dès la première moitié du XIXè siècle, des actes officiels en faisant mention. On produisait alors, entre autres, de la guimauve, pour la racine vendue à l’état frais et de la mauve pour la fleur séchée.

En 1885, un maraîcher Armand Darbonne s’installe à Milly et consacre d’emblée, plusieurs hectares aux plantes médicinales. En 1890 est construit le premier grand séchoir à plantes de la région (100 m x 5 m ) encore visible au Conservatoire des Plantes.

C’est la grande période des cultures de grande et petites absinthes, mélisse, hysope ( ces quatre plantes entrant dans la composition de l’alcool d’absinthe), menthe poivrée, pensée sauvage, datura, belladone...

La coopérative, crée en 1940, a regroupé jusqu’à 135 adhérents au début des années 50 qui a vendu jusqu’à plus de 130 tonnes de plantes sèches. La situation s’est dégradée à partir de 1955, due à l’apparition des produits de synthèse, à l’importation de plantes d’Afrique ou d’Europe de l’Est à prix bas. Nombreux sont les exploitants qui abandonnent les plantes ou qui, arrivés à la retraite, ne sont pas remplacés.

La coopérative doit vendre ses terrains et installations et en 1968, grâce au soutien de la société Darbonne, le Syndicat national peut engager un chercheur au Centre national d’expérimentation.

Parallèlement, au début des années 1970, la France connaît un regain d’intérêt pour la phytothérapie. Cet engouement du grand public ne s’est pas démenti depuis, la consommation nationale de plantes médicinales pasant de 10 000 tonnes en 1970 à 25 000 tonnes en 1984.


Article issu des "Réalités de l’Essonne" (UME)

En savoir plus sur l':

Histoire de Milly la forêt

Le ferme d'Alain Bosc Bierne dit "Loulou " à Oncy sur Ecole

article dans la République 5/06/2001
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