La menthe de Milly

Son histoire commence au début des années 1900, lorsqu'Armand Darbonne, un maraîcher, ramène d'un voyage en Angleterre une variété de menthe particulière : la mitcham (menthe noire ) qui deviendra la base des célèbres « Bêtises de Cambrai ».

Au fil du temps, cette menthe est devenue la fameuse menthe poivrée de Milly-la-Forêt,  un hybride de menthe noire et de menthe verte. Il faut savoir qu'il y a seulement 50 ans, on trouvait aux alentours de Milly-la-Forêt, une cinquantaine de producteurs de menthe poivrée, aujourd'hui, en production artisanale, il n'en reste plus qu'un seul...

A Milly une tourbe argileuse particulière

Les tourbières 

Il existe de nombreux types de tourbières, selon leur latitude, altitude, région biogéographique, géologie, écologie, etc. Ces écosystèmes abritent une biodiversité élevée et très souvent des espèces rares, devenues rares, ou dont les conditions de vie sont fragiles. La végétation et la faune y présentent souvent des adaptations ou caractéristiques singulières, parfois uniques : les plantes carnivores comme les Rossolis ou les Utriculaires, les plantes boréales, le Lézard vivipare, de nombreux invertébrés rares, etc. sont caractéristiques des tourbières et parfois leurs sont inféodés.

La classification des tourbières est parfois difficile.

Le classement peut s'effectuer selon plusieurs critères :

  • l'activité : une tourbière est dite "active" quand la turfigénèse (production de tourbe) y existe.
  • le pH
    • les tourbières acides à sphaigne, de pH inférieur à 4,
    • les tourbières alcalines à carex, de pH supérieur à 6.
  • le mode d'alimentation en eau :
    • tourbière soligène : ce sont les tourbières de pentes et de sources, elles sont situées sur une pente et sont alimentées par les eaux de ruissellement ou directement par une source adjacente ;
    • tourbière topogène : cette catégorie de tourbière est située en fond de vallon ou dans une cuvette ou dépression quelconque ;
    • tourbière limnogène : ce type de tourbière se développe à partir des berges d'un lac, en colonisant progressivement la surface en eau jusqu'à complètement la recouvrir ;
    • tourbière fluviogène : située à proximité d'un fleuve ou un grand cours d'eau, ce type de tourbière est alimentée en eau par la nappe d'eau souterraine et/ou ponctuellement par les crues du fleuve voisin, qui apportent à la fois une nouvelle quantité d'eau et des alluvions.
  • on distingue encore deux types d'alimentation en eau de la tourbière :
    • une tourbière minérotrophe (fen en anglais) est alimentée par des eaux de ruissellement et par la nappe souterraine en majorité, et donc alimentée en éléments minéraux en provenance du sous-sol minéral,
    • une tourbière dite ombrotrophe (bog en anglais) est alimentée en eau uniquement par les précipitations atmosphériques. Déconnectée de la nappe phréatique, la tourbière s'assèche progressivement, et le sol et l'eau que l'on y trouve est souvent plus acide et plus pauvre en éléments minéraux nutritifs que les tourbières minérotrophes.

En fonction de l'épaisseur de la tourbe, et de sa teneur en matière organique, on distingue également les zones paratourbeuses (où l'épaisseur de tourbe est encore peu importante, dans les zones récentes comme les carrières ou gravières abandonnées), et les zones semi-tourbeuses (à teneur en matière organique plus faible).

Les menthes sauvages...